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Une routine tient parce qu'elle est courte, pas parce qu'elle est bonne

Par · · 5 min de lecture

Les routines de bien-être échouent presque toutes au bout de deux semaines. La cause est presque toujours la même : elles sont trop ambitieuses pour un mauvais jour.

J'ai abandonné beaucoup de routines, et je les ai toutes abandonnées de la même façon : pas par désaccord, mais par accumulation de jours où ce n'était pas possible.

Le dimensionnement

On construit une routine un jour où l'on va bien, où l'on a du temps et de l'élan. Elle est donc calibrée pour ce jour-là. Or elle devra être tenue les autres jours — ceux où l'on est fatigué, en retard, ou simplement démotivé.

Le bon dimensionnement n'est pas celui du meilleur jour. C'est celui du plus mauvais jour ordinaire : ce qu'on peut faire même quand rien ne va.

Une routine de vingt minutes faite trois semaines apporte moins qu'une routine de trois minutes faite un an.

Ce qui aide à ce qu'elle tienne

La rupture

Elle arrive. Ce qui décide de la suite n'est pas le fait d'avoir sauté un jour, mais ce qu'on en conclut. « J'ai raté, c'est fichu » est la pensée qui met fin aux routines, bien plus que la journée manquée elle-même.

Une seule règle m'a aidée : ne jamais sauter deux fois de suite. Un jour manqué est un accident, deux jours sont un début d'arrêt.

Ce que je ne promets pas

Qu'une routine transforme quoi que ce soit de profond. Beaucoup de contenus de ce domaine laissent entendre qu'une habitude matinale change une vie ; je n'en ai pas constaté et je ne connais rien qui l'établisse.

Ce que je constate, c'est qu'une petite chose faite régulièrement rend certains jours un peu plus praticables. C'est modeste, et c'est déjà quelque chose. Si vous traversez une période où même cela paraît hors de portée, ce n'est pas un problème de méthode et ça vaut la peine d'en parler à un professionnel.

Portrait de Nathalie Girard

Contributrice bien-être

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